A la une: Visa pour l’éternité

En 1939, Ewa fuit la Pologne envahie pour trouver asile en Lituanie. Leib, médecin, a assisté impuissant à l’anéantissement de Varsovie. Dans ce petit état balte, les réfugiés juifs tentent de reconstruire leur vie. Mais la menace d’une invasion plane et il faut repartir. Toutes les ambassades ont fermé leurs portes.

Sauf une : celle du Japon, où le consul Sugihara, agent de renseigne[1]ment et diplomate, délivre des visas. Ewa, Leib et leurs amis du groupe des écrivains yiddishs doivent affronter les officiers de sécurité russes et la menace du goulag avant de pouvoir traverser le continent et la mer jusqu’au pays du Soleil-Levant. De là, destination Shanghai, alors sous contrôle japonais, où, dans un ghetto sordide, ils survivent en espérant la libération et une nouvelle terre d’accueil…

À travers cette incroyable odyssée fondée sur des faits réels, le roman de Laurence Couquiaud, l’auteure de La Mémoire sous les vagues (prix Femme actuelle), dévoile un pan ignoré de l’exil d’une partie de la communauté juive en Asie, évoquant la violence du déracinement mais aussi l’entraide aux confins du monde, ainsi qu’une poignante histoire d’amour, de résilience et d’émancipation.

En toile de fond, le portrait du « Schindler japonais», Chiune Sugihara, qui paya cher son geste généreux.