La disparition de Josef Mengele

de Olivier Guez, éditions Grasset

La disparition de Joseph Mengele

Me voici un peu perplexe au sujet de ce livre. Récit plutôt que roman, l’auteur y fait un excellent travail d’historien à fouiller l’évaporation de l’Ange du mal, le bourreau d’Auschwitz, se concentrant sur la période Sud-américaine de sa fuite et sa vie durant plusieurs décennies d’un pays à un autre. Ce qui surprend le lecteur, même assez averti, c’est l’extrême complaisance du régime de Péron qui l’a accueilli en Argentine, puis ceux du Paraguay et du Brésil. Véritable repère de nazis qui y ont vécus sans être inquiétés jusqu’à ce que l’Allemagne de l’Ouest sorte de sa torpeur, lorsque enfin la jeune génération s’est éveillée à son passé morbide et douloureux pour s’apercevoir que

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ceux qui avaient mis le pays à genoux, dans le sang et les larmes, la terreur et la nuit, coulaient des jours tranquilles, aux plus hautes responsabilités parfois. Mengele s’est noyé, pas par un agent du Mossad, non, de sa pas très belle mort, sans que ses milliers de victimes puissent lire dans ses yeux, derrière une vitre blindée, comme son collègue Eichmann, son manque de repentir à toute la souffrance infligée. C’est une lecture sans plaisir, bien relatée, pour le devoir de mémoire, essentielle aussi, parce que, comme le dit l’auteur en fin d’ouvrage, lorsque les derniers survivants s’éteignent, qui reste-t-il pour témoigner? C’est alors que se répète l’histoire….

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